Mariage juif

Carly et Fabrice

Mariage juif, Carly et Fabrice, Olivier Long, 2014

Le mariage est appelé kiddouchine, ce qui signifie «sanctifications». « Sanctifier » signifie choisir, séparer, particulariser pour signifier.

Le Talmud dit de manière mystérieuse : « Bethsabée était promise à David depuis les six jours de la création »[1]. Cet apologue provient d’un midrash ancien. Ainsi, selon certains récits de la tradition rabbinique, les couples ont été constitués par Dieu avant qu’ils ne se forment ici-bas.

Rabbi Joseph Gikatila (1248-1325) [2] un cabaliste espagnol du Moyen-âge commente ce midrash très ancien en disant que loin d’être le fruit du hasard, de rencontres occasionnelles ou de passions aléatoires, le mariage idéal est le fait des retrouvailles face à face des deux moitiés d’une âme unique et androgyne primitive, qui fut scindée lors de sa venue en ce monde. Si ces retrouvailles sont immédiates pour l’homme juste, pour l’homme moyen elles passent par un premier conjoint et un couple mal assorti et disharmonieux, comme ce fut le cas pour Bethsabée et Urie le Hittite avant que David n’épousa Bethsabée.

[1]              Talmud de Babylone Sanhédrin 107 a

[2]             R. Joseph Gikatila, David et Bethsabée: le secret du mariage, Editions de l’Eclat.

Rembrandt-La fiancée juive-DidierLONG

Rembrandt-La fiancée juive-Mains-DidierLONG

 

La Fiancée juive Rembrandt, 1667 , Rijksmuseum, Amsterdam, photo de Didier Long

 

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