Ki Tavo, l’Eternité d’Israël

Ce shabbat Hatan, Déborah et Stéphane qui se sont mariés dimanche dernier ont régalé notre petite communauté (« notre famille » dit le Rav Harboun) de joie, de chants et de mets savoureux. Cette deracha a été prononcée lors de ce Shabbat Hatan. Déborah et Stéphane ce commentaire vous est naturellement dédié. Mazel Tov !

On trouveras ici toutes les derahot (dossier Aleph/Derasha du Shabbat)

bikourim

La succession des parties de la Torah comme nous l’avons montré la semaine dernière porte un sens autant que le contenu de ces péricopes. Hors, comment se termine la dernière Paracha Ki Tetsé ? Par l’épisode d’Amalec. « Tu effaceras la mémoire d’Amalec de dessous le ciel: ne l’oublie point ». On doit se souvenir  d’Amalec (c’est une mitsvah). Non seulement parce que Amalec ne respecte rien et sans limite : il attaque l’arrière garde du convoi sorti d’Egypte, en clair, les faibles, les femmes et les enfants les vieillards qui ont de la peine à marcher,

«Souviens-toi de ce que t’a fait Amalec, lors de votre voyage, au sortir de l’Egypte; comme il t’a surpris chemin faisant, et s’est jeté sur tous tes traînards par derrière. Tu étais alors fatigué, à bout de forces, et lui ne craignait pas Dieu.» (Dt 25, 17-18)

… mais surtout parcequ’à travers ce refus de la limite (frapper de l’épée des civils innocents et désarmés), Amalec signe son projet ultime : son objectif est d’éliminer le peuple juif de la carte pour supprimer la Révélation de ce monde, exactement comme cela s’est passé au siècle dernier avec les nazis.

Seulement, voilà, la paracha Ki Tavo (quand tu seras arrivé), ne commence pas par le ruine d’Israël mais par :

« Quand tu seras arrivé dans le pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne en héritage, quand tu en auras pris possession et y seras établi » (Dt 26,1).

Non seulement Amalec n’a pas réussi à éliminer Israël mais par une sorte de ruse de la providence, c’est l’exact inverse qui arrive ! L’Eternel nous donne le pays, Israël ! Exactement ce qui nous est arrivé au siècle dernier ! Mais pour éviter tout de suite tout malentendu, Israël ne reçoit pas un pays sur le mode où les nations le reçoivent par le droit du sol car ce pays appartient à l’Eternel. « A l’Éternel appartient la terre et tout ce qu’elle renferme » (Téhilim 24, 1).

Le don de la terre n’a pas seulement un sens écologique mais simultanément une signification éthique : La première obligation d’Israël est de donner le dixième de tout ce que produit ce pays pour le sanctifier. Rapporter à D. une partie par la sanctification signifie reconnaître la possession de D. sur tout. Donner au lévite (qui n’a pas de terre selon la Torah), au guer (l’étranger résident), à la veuve et à l’orphelin (qui n’ont ni mari ni père) est le corollaire de la sanctification de la terre.

C’est ce que signifie offrande des prémices (bikourim) des sept espèces dont se glorifie le pays : « Pays de froment, d’orge, de vigne, de figuiers et de grenadiers, pays d’oliviers oléagineux et de miel [celui des dattes] » (Devarim 8, 8).En  offrant les bikourim, on les particularise, on sanctifier toutes les productions de la terre de tout le pays. Et cette obligation écologique qui rapporte la terre à l’Omniprésent est intimement mêlée à une obligation éthique. On ne peut réaliser l’une sans l’autre. On voit à quel point le don de la terre a une portée non seulement écologique mais éthique évidente.

Maïmonide commente ce lien (Guide des égarés 3, 39). :

« Les prémices du blé, du vin et de l’huile (teroumot, Devarim 18, 4), les prémices de la pâte (Bamidbar 15, 20), celles des fruits (Chémot 23, 19), les prémices de la toison des brebis (Devarim 18, 4), autant de pratiques qui consacrent à l’Éternel le premier produit de toute chose, ont pour but de développer chez l’homme la générosité et de diminuer chez lui le désir de nourriture et l’instinct de propriété (…). À plusieurs reprises, nous voyons la Torah mettre l’accent sur ce point par crainte des défauts bien connus qu’engendrent la richesse et la facilité : l’insolence, l’orgueil, l’abandon des bons principes, comme il est dit : Yéchouroun devenu gras, regimbe, il abandonne le D.ieu qui l’avait fait, il méprise le rocher de son salut (Devarim 32, 15) »

Le passage du Jourdain qui signifie le passage d’une frontière d’eau et signe le retour du peuple juif sur sa terre a un sens physique et symbolique, celui de la Teshouva collective de la nation, d’un retour à la Torah fondatrice du monde.

 

Des pierres éternelles

L’épisode d’Amalec doit être mis en rapport avec un épisode bien mystérieux  de notre Paracha. En effet, Moïse avec les anciens d’Israël ordonne au peuple :

Quand vous serez arrivés au-delà du Jourdain, dans le pays que l’Éternel, ton Dieu, t’accorde, tu érigeras pour toi de grandes pierres (avanim gédolot), que tu enduiras de chaux;  et tu y écriras toutes les paroles de cette doctrine dès que tu auras passé, pour mériter d’entrer dans le pays que l’Éternel, ton Dieu, te destine, pays ruisselant de lait et de miel, comme te l’a promis le Seigneur, le Dieu de tes pères. Donc, après avoir passé le Jourdain, vous érigerez ces pierres (ha-avanim), comme je vous l’ordonne aujourd’hui, sur le mont Hébal, et tu les enduiras de chaux. (Dt 27, 1-4)

Pourquoi ces pierres ? Pourquoi les couvrir de mots de la Torah ? Pourquoi les recouvrir de chaux ? Que vient faire le Jourdain la dedans ?

On a retourné et fouillé la terre d’Israël dans tous les sens… dans les couches les plus profondes… on n’y a retrouvé que des pierres et des tessons écrits en hébreu et pas en arabe… Les pierres couvertes de paroles de la Torah sont blanchies pour qu’on les reconnaisse parmi d’autres. Elles sont la mémoire physique de la Torah. Zakhor, souviens-toi.

Pourquoi des galets tirés du Jourdain. Parce que les galets sont dans l’eau et toute la Torah orale nous explique que l’eau c’est la Torah. Le juif en dehors de la Torah est comme un poisson hors de l’eau, il meurt. On écrit donc sur les pierres cette Torah pour ne pas l’oublier. Le juif qui saute de l’eau sur la terre ferme quitte la Torah… mais il meurt ! Zakhor, souviens-toi.

Une fameuse histoire rapportée dans la guemara du traité Berakoth (61 b) raconte une amusante histoire de Rabbi Akiba et de Papus fils de Yéhouda.

Après la révolte de Bar Kokhba (115-135 de notre ère), les Romains interdirent d’enseigner le Tora sous peine de mort. Or, Rabbi Akiba, malgré l’interdiction, enseignait encore et encore la Tora en public. Papus Ben Yéhouda vint le trouver :  » Akiba ! Ne crains-tu donc pas la mort ?  » Rabbi Akiba lui répondit,  » Je vais te raconter une histoire  » :
« Un renard se promenait sur la berge d’une rivière. Il interpella les poissons qui tournoyaient dans l’onde, insaisissables :

– Pourquoi donc, chers amis, fuyez-vous ainsi ? Pourquoi êtes-vous si terrorisés ? Les poissons lui répondirent :

– Pour échapper aux filets que nous tendent les hommes » ! Le malin renard leur répondit :

– Sortez donc de l’eau, et venez donc me rejoindre sur la terre ferme ! Nous y demeurerons en ensemble en bonne compagnie ! C’est ainsi que vos ancêtres d’antan vivaient en compagnie des miens.

– Mais comment ? lui dirent-ils, est-ce bien toi qu’on appelle le plus intelligent des animaux ? … Tu n’es donc qu’un sot et un hypocrite ! Si déjà dans l’eau, notre milieu naturel, nous nous sentons menacés, combien plus serions-nous en danger en dehors de l’eau; nous y mourrions tout simplement ! »

Il en est de même pour nous, poursuivit Rabbi Akiba, Maintenant que nous sommes assis à étudier la Tora, qui est notre raison de vivre, l’ennemi nous menace. Combien plus serions-nous en danger si nous l’abandonnions ! La Torah est notre élément et nous sommes les petits poissons qui y vivent. Les peuples qui veulent nous retirer de l’eau ressemblent au renard. Un poisson ne saute pas sur la terre ferme à seule fin d’échapper aux filets des pécheurs qui veulent justement l’y emmener? Hors de l’Océan de la Torah nous ne pouvons pas survivre. »

A bon entendeur…

La pierre gravée c’est donc l’éternité de la Torah et d’Israël.

Autre explication de ces pierres sur lesquelles on grave des paroles de la Torah…  « vous érigerez ces pierres (ha-avanim) » ; Ces mystérieuses pierres blanches sur lesquelles sont gravées des paroles de la Torah sont donc peut-être tout simplement des symboles de l’enseignement de la Torah, la pierre (eben) composée des mots av et ben assurant le lien entre le père (av) et le fils (ben). « Tu l’enseigneras à ton fils » (Shema).

On retrouve ce jeu de mot sur les pierres et les disciples, à la fin de notre prière de shabbat. Tana debe Elihaou… « Rabbi Eléazar dit : les sages accroissent la paix dans le monde ainsi qu’il est dit [Is 54, 13] :’’Tous tes enfants sont des habitués de l’Eternel ; grande est la paix de tes enfants’’ Ne lis pas « tes enfants » mais ‘’tes constructeurs’’ [Ps 122, 7-9]. Eben vient de la racine « Banah » qui signifie construire » en hébreu.

Les pierres étaient là bien avant nous et elles le seront bien après.

Cette explication rejoint la première : La pierre qui fait le lien entre les pères et les fils et qui traverse les millénaires c’est la transmission de la Torah, qui est éternelle et ne s’arrêtera pas. C’est l’Eternité d’Israël.

Quelques versets plus loin Moïse demande au peuple de construire un autel en pierre : « Tu bâtiras au même endroit un autel destiné à l’Éternel, ton Dieu, un autel fait de pierres tune lèveras point sur elles le fer. C’est en pierres intactes que tu bâtiras l’autel de l’Éternel, ton Dieu: là tu offriras des holocaustes en son honneur» (Dt 27,4-5). Aucun ciseau de fer ne touche ces pierres car ce métal qui était interdit dans le Temple était bien sûr le symbole des épées et de la violence.

La plénitude des malédictions

Nos sages ont compté le nombre de mots des malédictions de « Ki Tavo » et ils ont trouvé 676 mots. Soit 26×26 = 676. Comme vous le savez 26 est le poids numérique du nom de D. De plus, le Tétragramme est mentionné vingt-six fois (valeur numérique du Nom de D-ieu) dans la Paracha Ki tavo.

De plus 676 c’est la valeur numérique du mot רָעוֹת (« malheurs ») issu du verset : « Nombreux sont les malheurs רָעוֹת du Juste, mais de tous l’Eternel les débarrasse » (Téhilim 34, 20)

La manière dont sont exprimées les malédictions (Dt 27 et 28) fait que celles-ci ne sont pas des conséquences mais des sortes de commandements :

« Maudit soit l’homme qui ferait une image taillée ou jetée en fonte

Maudit soit qui traite avec mépris son père ou sa mère!

Maudit, celui qui déplace la borne de son voisin!

Maudit, celui qui égare l’aveugle en son chemin !

Maudit, celui qui fausse le droit de l’étranger, de l’orphelin ou de la veuve!

Maudit, celui qui a commerce avec la femme de son père, découvrant ainsi la couche paternelle !

Maudit, qui s’accouple avec quelque animal !

Maudit, qui cohabite avec sa sœur, fille de son père ou fille de sa mère!

Maudit, qui cohabite avec sa belle-mère !

Maudit, qui frappe son prochain dans l’ombre!

Maudit, qui se laisse corrompre pour immoler une vie innocente!

Maudit soit quiconque ne respecterait point les paroles de la présente doctrine et négligerait de les mettre en pratique! »

Il s’agit donc là d’un véritable traité d’éthique juive. Et la conséquence de « absence d’éthique est une énumération des conséquences de l’absence de Torah. Comme si la malheur appelait le malheur jusqu’au précipice (Ch 28). Une sorte de cauchemar qui donne un frisson d’horreur dans le dos :

Ton ciel, qui s’étend sur ta tête, sera d’airain, et la terre sous tes pieds sera de fer.  L’Éternel transformera la pluie de ton pays en poussière et en sable, qui descendront sur toi du haut du ciel jusqu’à ce que tu périsses. (…) tu ne mèneras pas à bonne fin tes entreprises, tu seras opprimé et spolié incessamment, sans trouver un défenseur. Tu fianceras une femme, et un autre la possédera; tu bâtiras une maison, et tu ne t’y installeras point; tu planteras une vigne, et tu n’en auras point la primeur. Ton bœuf sera égorgé sous tes yeux, et tu ne mangeras pas de sa chair (…) Tes fils et tes filles seront livrés à un peuple étranger, et tes yeux le verront et se consumeront tout le temps à les attendre, mais ta main sera impuissante.

Qui dira l’immensité sans fonde du puits de la détresse humaine ? La folie et l’abîme de la maladie mentale est souvent mentionné dans notre Paracha :

Le Seigneur te frappera de vertige et de cécité, et de perturbation morale; et tu iras tâtonnant en plein midi comme fait l’aveugle dans les ténèbres, … tu tomberas en démence, au spectacle que verront tes yeux… tu dévoreras le fruit de tes entrailles, la chair de tes fils et de tes filles…  L’homme le plus délicat parmi vous et le plus voluptueux verra d’un œil hostile son frère, sa compagne et le reste d’enfants qu’il aura encore, ne voulant donner à aucun d’eux de la chair de ses enfants, qu’il mangera faute d’autres ressources… La plus sensible parmi vous et la plus délicate, si délicate et si sensible qu’elle n’aurait jamais risqué de poser la plante de son pied sur la terre, verra d’un œil hostile l’homme qu’elle serrait dans ses bras, et son fils et sa fille, jusqu’au nouveau-né sorti de ses flancs, jusqu’aux jeunes enfants dont elle est la mère…

Qui dira la douleur sans fin du malade seul la nuit sur son lit d’hôpital, de la mère que sa fille rejette, du prisonnier sur sa couche un soir de fête ? Qui a cotoyé le désespoir et l’immensité de la détresse humaine sait que ces mots sont possibles : « ton existence flottera incertaine devant toi, et tu trembleras nuit et jour, et tu ne croiras pas à ta propre vie! Tu diras chaque matin: « Fût-ce encore hier soir! » »

Tous ces mots ne sont pas des épouvantails vains. Tout ces malheur sont arrivés tout au long de l’histoire juive. Nous savons qu’arrivés à Gênes après avoir été chassées d’Espagne en 1492 des femmes ont vu leur enfant mort au sein, d’autres moribonds, ont vendu leurs enfants en esclavage pour simplement continuer leur voyage… et je ne parle pas des camps de la mort dont Si c’est un homme de Primo Lévi raconte parfaitement le cauchemar éveillé.

Mais ce que l’on peut tirer de ce que disent nos Sages c’est que la plénitude du malheur 26 x 26 = 676 n’est pas possible. Car ce chiffre ne peut être atteint que par D. Même si tous ces malheurs réunis depuis le début de l’humanité étaient ajoutés les uns aux autres ils osnt sans commune mesure avec la miséricorde de Dieu pour l’homme

De cet enseignement nous apprenons que l’immensité du mal est sans commune mesure avec la plénitude de l’amour désintéressé de l’Omniprésent.

Dit autrement : Israël commettrait un multitude de ces fautes, jamais il ne les commettra toutes. Toute crainte de Dieu aurait-elle disparu de ce monde il y restera toujours un tsadik dans ce monde. Le mal n’atteint pas la plénitude de l’Eternel. Toutes ces malédictions ne peuvent se réaliser en plénitude ce qui serait la fin de la Torah et d’Israël. Il n’y a donc pas de plénitude, d’éternité du malheur « sous un ciel d’airain et une terre de fer», dans un monde d’où aurait disparu tout tsadik. La Torah ne peut s’éteindre et celui qui voudrait y remédier par une « solution finale » aussi radicale soit-elle… ferait renaître son feu au centuple… au point que le Peuple de l’Eternel retrouve sa terre ! Il restera toujours un tsadik et une mitsvah, un acte de générosité. Le mal n’est pas éternel. Seule la promesse faite à Israël est éternelle. Le prophète Osée fait dire à l’Eternel : « Je te fiancerai à moi pour l’éternité; tu seras ma fiancée par la droiture et la justice, par la tendresse et la bienveillance. » (Os 2, 21). Israël peut être chassée loin de la face de D. ses noces avec D. ne peuvent pas être révoquées.

Pour Rabbi Yehuda Halévy (Kouzari 2, 36), le peuple d’Israël est le cœur de l’humanité. La promesse faite à Abraham « Je te ferai devenir une grande nation et par toi seront heureuses toutes les familles de la terre. » (Gn 12, 2) concerne non seulement la bénédiction d’Israël mais de toute l’humanité. Israël n’est pas pour lui-même mais pour l’humanité et si Israël disparaissait c’est toute l’humanité qui disparaîtrait.

Nous apprenons par-là l’éternité d’Israël et son rôle central parmi les nations.

Dans la Guemara Meguila 31b, Rabbi Chimone Ben Eleazar enseigne :

« Ezra a institué de lire avant Roch Hachana la Paracha de Ki Tavo, qui renferme 98 malédictions accompagnées de 26 fois du nom divin de miséricorde : le tétragramme pour atténuer les malédictions. »

De cet enseignement nous apprenons que la capacité de pardon de Dieu dépasse toujours les fautes de l’homme, la teshouva est toujours possible.

Le Talmud (Méguila 31b) rapporte encore qu’Ezra a instauré à Israël de lire les malédictions [de « Béhoukotaï » (dans Vayikra) avant Chavouot, et celles] de « Ki Tavo » avant Roch Hachana, afin que l’année se termine avec ses malédictions.

Et nos sages expliquent que lorsqu’une personne écoute ces 98 malédictions, un sentiment de peur l’envahit.

Nous devons donc nous présenter devant D. dans cette attitude en ce début d’année pour qu’elle soit de bénédictions.

Ecoute

Toute la paracha est une sorte de supplication de D. qui demande à l’homme de seulement l’écouter. Comme si cette écoute était si peu naturelle à l’animal humain enfermé dans son monologue intérieur de survie et de peur. Un pauvre psychotique « réduit à rien comme une bête » comme dit le psaume, qui ajoute « je ne le savais pas mais j’étais encore avec toi ». L’Eternel chuchote à l’oreille de l’homme en lui demandant de l’écouter :

« Fais silence et écoute, ô Israël! En ce jour, tu es devenu le peuple de l’Éternel, ton Dieu. Tu obéiras donc à la voix de l’Éternel, ton Dieu, et tu exécuteras ses préceptes et ses lois, que je t’impose aujourd’hui. » (Dt 27, 9-10)

« Or, si tu obéis à la voix de l’Éternel, ton Dieu, observant avec soin tous ses préceptes, que je t’impose en ce jour, l’Éternel, ton Dieu, te fera devenir le premier de tous les peuples de la terre; et toutes les bénédictions suivantes se réaliseront pour toi et resteront ton partage, tant que tu obéiras à la voix de l’Éternel, ton Dieu » (Dt 28, 1-2)

«Si tu n’écoutes pas la voix de l’Éternel, ton Dieu: si tu n’as pas soin d’observer tous ses préceptes et ses lois que je te recommande en ce jour, toutes ces malédictions se réaliseront contre toi et seront ton partage» (Dt 28, 15)

Dans tout cela il s’agit donc d’une affaire d’écoute. Le D. dont la voix « retentit sur les eaux » … qui  « tonne », qui « brise les cèdres, c’est l’Eternel qui met en pièces les cèdres du Liban », qui « fait jaillir des flammes ardentes » (Ps 29) comme nous le chantons en rapportnat le rouleau de la Torah dans l’ aron akodesh. Cette voix de l’omniprésent qui est inaudible pour l’homme en dehors de la constations du fait de la création (mais qui finalement ne force personne à entendre celui qui la parle !), cette qol Adonaï D. qui parle à l’animal à la pierre et aux saisons, avec un langage que eux seuls connaissent, se met à portée de voix pour l’homme qui devient capable de l’écouter.

Cette écoute de l’homme est le seul consentement qui lui est demandé et son plus haut acte d’humanité. C’est pour cela que bénédiction de l’accomplissement de la Mitsva du Chofar nous incite à l’écoute, elle dit :

« Bénis sois Tu …. qui nous a ordonné d’  » Ecouter  » le son du Chofar ».

La bénédiction c’est l’écoute, se fermer, ne pas écouter c’est la malédiction. En entendant le son du Chofar, nous commençons à entendre la voix d’Achem et celle des autres.

Et pour en finit avec un mot de bénédiction pour nos jeunes mariés. L’écoute est le cœur et le moteur du couple, le mystère de son bonheur. Le Talmud dit :

« Si ta femme est petite baisse-toi et écoute ses conseils» (Baba metsia 59 a)

Déborah et Stéphane c’est toute la bénédiction nous je vous souhaitons.

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